Black Cat

Today, despite IWW’s distancing from the use of the black cat symbol by anarchists (anarcho-syndicalists) and promotors of direct action, the French CNT-AIT (Confédération Nationale du Travail – Association Internationale des Travailleurs) carries it proudly in their logo. CNT states clearly from the first line of its presentation: “CNT is a confederation of trade-unions whose principles and aims are libertarian”.

Read the full text on http://durieux.eu/blog/black-cat

Le Figaro

C’est Le Figaro, bien sûr, et l’enquête porte sur la situation en France, mais quand-même : plus de trente mille votants déjà sur la question « Énergie : les éoliennes sont-elles une bonne solution écologique ? »

http://www.lefigaro.fr/actualites/2018/08/06/01001-20180806QCMWWW00181-energie-les-eoliennes-sont-elles-une-bonne-solution-ecologique.php

Et plus de 500 commentaires, très divers et parfois très pertinents, comme ceux-ci, de Cer203 : « Si c’est si bien pourquoi faut il que les promoteurs avancent de façon aussi sournoise (secret des conseils municipaux et des avant-contrats avec les promoteurs, prétendue concertation au stade ultime alors qu’aucune évolution significative n’est possible) et avec autant de mensonge (impact fiscal sur les communes, production effective, impact immobilier avec aucune étude sérieuse récente, citations tronquées et faussées, sans vérification par les autorités délivrant les autorisations, photomontages montrant des éoliennes filiformes et floues , dissimulation sur les productions réelles et les loyers versés et j’en passe)? » ou celui-ci de Lupus Germanicus : « Bien sûr que les éoliennes sont une bonne solution. depuis quelques semaines il n’y a quasiment pas de vent et de plus c’est un phénomène naturel sous un anticyclone qu’il soit des Açores (chaud) ou de Sibérie (froid), il n’y a pas de vent. Sans parler de l’apport esthétique dans le paysage, le bruit, etc. En fait l’éolien n’est bien que pour ceux qui ont des parts dans ces entreprises (pas françaises en général) et pour ceux qui louent leur terrain – autrement aucune utilité. Technologie recommandée par quelqu’un dont on cherche encore les diplômes à l’exception du baccalauréat autrement dit rien. »

Ou encore montalbano di punta secca : « les éoliennes sont une manne pour des investisseurs peu scrupuleux qui s’en foutent complétement de la pollution visuelle – business is business ».

Moi, j’ajouterais : une manne non seulement pour des investisseurs peu scrupuleux, mais également pour des petits politiciens communaux et un ministre sans scrupules, tous achetés par les promoteurs éoliens.

 

Produire des euros

Sur le site francophone friends against wind vient de paraître un texte clair et bien élaboré d’Antoine Waechter : « Le scandale éolien – Le développement de l’éolien terrestre repose sur une escroquerie intellectuelle et politique. » Antoine Waechter est un homme politique français, membre du Mouvement écologiste indépendant (MEI). Il fut le candidat des Verts à l’élection présidentielle de 1988 et député européen de 1989 à 1991.

Le texte traite la situation française, bien spécifique avec son accent sur le nucléaire comme source d’énergie. Mais d’autre part, il y a aussi tant de ressemblances avec la situation wallonne, que j’ai cru pouvoir reprendre en grande partie le texte de Waechter en l’adaptant ici et là au contexte belgo-wallon. Alors voici.

 

Après avoir colonisé les champs de betteraves et de céréales du Hainaut, les aérogénérateurs investissent dorénavant les reliefs boisés des Ardennes, dénaturant les plus beaux territoires de la Belgique et dégradant l’environnement de dizaines de milliers de personnes.

L’énergie éolienne a, semble-t-il, la sympathie d’une petite majorité de nos concitoyens, mais suscite des dizaines de procès devant la juridiction administrative, jusqu’au Conseil d’État. Cette réalité contrastée oppose ceux qui ne connaissent que les photographies de pales blanches sur un fond de ciel bleu à ceux qui vivent la proximité de ces monstres technologiques. L’adhésion repose sur une double escroquerie intellectuelle et politique : l’éolien serait nécessaire pour se passer du nucléaire et pour limiter les gaz à effet de serre, plus largement l’avenir appartiendrait aux énergies renouvelables.

Au niveau actuel de consommation énergétique, le renouvelable est parfaitement incapable de remplacer les énergies à haute densité comme le pétrole et l’atome. Il serait nécessaire d’abîmer tous les cours d’eau, de piller la forêt et de couvrir la Belgique de panneaux solaires et de mâts géants pour atteindre cet objectif. Le cœur de la transition énergétique ne peut raisonnablement être qu’une réduction radicale de la consommation : tous les connaisseurs en conviennent. L’escroquerie politique est de taire cette vérité. Au contraire même, on encourage l’accroissement de la consommation d’électricité, par exemple par une électrification du parc des voitures de société. L’investissement dans les nouvelles technologies de production d’électricité en veillant à ne rien changer à nos modes de vie et à notre organisation socio-économique consiste à poursuivre le modèle de développement à l’œuvre depuis près de deux siècles. C’est plus confortable politiquement … et nous achemine vers l’impasse en toute bonne conscience.

En général, l’éolien n’a qu’une place instable dans le mixte énergétique belge ou wallon. Une énergie aléatoire suppose des relais rapidement mis en œuvre, comme des centrales hydroélectriques ou des centrales thermiques. En Belgique, le développement des centrales au gaz semble être le corolaire obligé de l’éolien. En d’autres termes, le développement de l’éolien exige le développement conjoint de centrales mobilisant des énergies fossiles et ne constitue pas, en soi, une réponse à la dérive climatique.

Des milliers de personnes en souffrance

La multiplication des parc éoliens massacre les paysages et provoque la souffrance de milliers de personnes. Pour atteindre la rentabilité, les développeurs installent dorénavant des engins de 200 mètres de haut (pâles + mât), soit quatre à six fois plus que les objets déjà existants comme les clochers, les flèches de cathédrale, les pylônes de lignes très haute tension …

De grands voiliers, comme les rapaces, sont tués par les pâles, tandis que les poumons des chauves-souris éclatent sous l’effet de la dépression d’air créée par leur mouvement. Chaque éolienne vide un espace d’environ 1,8 hectare de tout vertébré (oiseaux et mammifères notamment), soit neuf hectares par zone de cinq machines, ce qui est sans incidence majeure dans un champ de maïs ou dans le port d’Anvers par exemple, mais très impactant au-dessus d’une forêt.

Le scandale de l’État complice

Le scandale tient au fait que les gouvernements (et une bonne part des collèges communaux) ont livré le pays aux spéculateurs du vent. Les autorités ne cessent de faire évoluer les règles pour satisfaire le lobby des promoteurs éoliens. Dernier cadeau en Région wallonne : le ministre Di Antonio (CDH) a réussi à contourner le pourtant bien officiel Cadre de référence pour l’implantation d’éoliennes en Région wallonne, approuvé par le Gouvernement wallon en 2013, en octroyant des permis pour la construction de zonings éoliens en zone forestière, sans que les conditions prévues soient remplies. Ou plus en général : que ce soit en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre, les ministres compétents veulent rendre plus difficile les recours contentieux des riverains ou des associations de citoyens.

L’éolien ne fait pas bon ménage avec la démocratie. Les projets d’aérogénérateurs ne font jamais l’objet d’un référendum local et se développent le plus souvent dans la plus grande discrétion – même au niveau communal – pour ne pas alerter les riverains ou les  défenseurs du paysage et du cadre de vie. Ainsi, loin de défendre la population, les Régions et pas mal de communes font le jeu des spéculateurs internationaux du vent contre l’intérêt des citoyens.

Pas toutes les communes, bien sûr. Il y en a où les autorités locales se joignent aux riverains pour défendre ensemble les intérêts des citoyens menacés. Mais il y en a hélas également beaucoup d’autres, prenons pour exemple Lierneux en Haute Ardenne, où le collège et le conseil communaux sacrifient une partie de la population et de l’environnement, aveuglés qu’ils sont par l’avarice, l’ignorance et les mythes que leur font avaler les promoteurs professionnels sur l’énergie durable et le profit escompté à court terme.

L’énergie entre les mains du capitalisme international

L’installation d’un zoning éolien se joue en plusieurs phases. Dans un premier temps, un développeur d’éoliennes contacte les maires ou les conseils communaux et leur vante les bénéfices financiers à attendre d’une implantation. En cas d’accord, il monte le dossier, fait faire les études d’incidences prescrites (par des bureaux spécialisés qui ont tout intérêt à délivrer un rapport positif, afin d’obtenir d’autres ordres), contribue à l’enquête publique, défend le projet au niveau administratif et au Conseil d’État. Coût de l’opération : difficile à estimer, mais les chiffres avancés varient entre 200.000 euros par éolienne et environ 1 million d’euros pour un zoning.

En 2015 le magazine MO* a calculé le coût d’une seule éolienne. Le prix d’une turbine de 2300 kilowatt reviendrait à 2,46 millions d’euros. Mais l’achat de cette éolienne ne constituerait qu’environ 77% de l’investissement total. Il faut y ajouter les frais de raccordement, les ouvrages voisins (chemins d’accès, fondations, …) et les coûts opérationnels (entretien, coûts généraux d’exploitation, location des terrains, …).

Enfin l’énergie produite par les éoliennes est vendue au distributeurs d’électricité. Mais comme les coûts de production éolienne sont supérieurs aux prix de marché d’électricité, l’État,  c’est-à-dire les contribuables, complète la somme que reçoivent les producteurs éoliens pour qu’ils puissent quand-même faire du profit.

Tous les acteurs gagnent, sauf le consommateur. Le développement de l’éolien industriel est d’abord une affaire de gros sous : la principale motivation n’est pas de produire des kW-heures mais des euros dans un cadre sans risque puisque garanti par l’État.

Pour une transition énergétique intelligente

Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, terminaison du système fiscal des voitures de société, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores … À chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments. En général, on aura besoin  de culture plutôt que de croissance : garder et cultiver le niveau acquis d’enseignement, de santé, de sécurité, de l’état de droit, … sans pour autant produire et consommer toujours plus, plus, plus.

 

Merci, Antoine Waechter

 

Dieren en marxisme

Onlangs publiceerde ik hier onder de titel ‘Une idée absurde et contre nature’ een lang citaat van Friedrich Engels. Daarin heeft hij het over de relatie tussen mens en ‘natuur’. Enigszins verwant daaraan is nu een bijdrage van Eva Meijer aan het laatste nummer van Krisis – Journal for contemporary philosophy. In ‘Animals’ geeft zij in het kort aan hoe concepten uit het marxisme een licht kunnen werpen op de specifieke positie van dieren in kapitalistische maatschappijen, en hoe aandacht voor dieren de aandacht kan vestigen op dimensies van het kapitalisme die anders verborgen zouden blijven. (Eva Meijer heeft het consequent over nonhuman animals wanneer zij over dieren praat; ik begrijp de redenering, als je zoals zij uitgaat van de brede categorie humans and other animals, maar voor de gemakkelijkheid en de leesbaarheid heb ik het hier verder simpelweg over mensen en dieren.)

Meijer geeft aan dat onze economische, culturele en sociale structuren in belangrijke mate gebouwd zijn op de arbeid en de bijdrage van dieren. Dan gaat het om dierlijk materiaal dat verwerkt wordt in talloze objecten en materialen die deel uitmaken van het dagelijks leven van mensen: niet alleen voeding(sbestanddelen), maar ook onnoemelijk veel andere zaken, “van aspirine over brandstof tot porselein”. Het product van hun arbeid (eieren, melk, …) is dan ook een belangrijke economische factor.

Bovendien is het niet omdat dieren behandeld worden als objecten, dat zij niet zelf over agency beschikken, dat wil zeggen dat zij autonoom een situatie of een toestand kunnen creëren. (Als je de benadering van Bruno Latour zou volgen – en ik wijk hier af van de tekst van Eva Meijer – dan zijn gedomesticeerde, en zeker industrieel gekweekte dieren, eerder hybriden of quasi-objecten: wezens die zowel cultuur als natuur zijn, zowel politiek als wetenschap. Dat betekent echter niet dat zij dan ook meteen actoren zijn; zij ondernemen in het algemeen zelf geen autonome actie, maar zij kunnen wel acties uitvoeren en de acties van actoren beïnvloeden.) Meijer verwijst echter naar de historicus Jason Hribal. Die stelt dat dieren een deel zijn van de arbeidersklasse.  Niet alleen waren zij een belangrijk element in de industriële revolutie en de opkomst van het kapitalisme; hun medewerking of juist verzet heeft mede vorm gegeven aan de menselijke arbeid. In die zin is er vaak een relatie tussen de uitbuiting van kwetsbare menselijke en dierlijke groepen. De afgelopen tijd was ik in Albanië, Griekenland en Marokko, en hoe goed zie je daar nog dat voor arme families de arbeid van dieren (ezels, ossen, …) noodzakelijk is om te overleven. Meijer geeft het voorbeeld van de westerse eetgewoonten die leiden tot dierlijk lijden in de industriële voedselketen, en tegelijk tot de vernietiging van menselijke en dierlijke habitat, die moet wijken voor de productie van soja voor die industriële kweek.

Het andere onderdeel van Meijers betoog gaat over de bijdrage die marxistische concepten kunnen leveren aan een beter begrip van de positie van dieren in de kapitalistische samenleving – waarbij moet aangestipt worden dat de uitbuiting van dieren (en mensen) zeker geen exclusieve is van het kapitalisme. De theorie van gebruikswaarde en ruilwaarde kan echter wel duidelijk maken hoe dieren beschouwd worden als objecten, en vervolgens als goederen, die verhandeld kunnen worden met het oog op maximale winst.

Verder, je kijkt heel anders naar dieren, als je ze beschouwt als wezens die arbeiden. Zij werken niet alleen met en voor mensen, in entertainment, de politie, de gezondheidszorg, het leger, … Ook wat zij voor zichzelf doen, kan je zien als arbeid: nesten bouwen, voedsel zoeken, jagen, dammen aanleggen, … Er zijn diersoorten die andere dieren voor zich aan het werk zetten (al dan niet onder druk). Kortom, het vergelijken van de arbeidsverhoudingen onder dieren en onder mensen, en tussen mensen en dieren, kan leiden tot een beter begrip van de mogelijke eerlijke verhoudingen tussen human and nonhuman animals. Erkenning van de arbeid van dieren zou ertoe kunnen leiden dat mensen een beter inzicht krijgen in hoe mensen en dieren samen gemeenschappen vormen.

 

P.S. Eva Meijer heeft ook een leuke website: http://www.evameijer.nl.

 

Atlantische oversteek

In 1939, aan het einde van de Spaanse burgeroorlog, werden ruim 20.000 republikeinen afgemaakt tijdens de zogenaamde operaciones de castigo y de limpieza (straf- en zuiveringsoperaties). Meer nog stierven er in de concentratiekampen, de gevangenissen en de werkkampen van het Franco-regime. Duizenden gevangenen uit de burgeroorlog eindigden in Duitse kampen. Van het half miljoen vluchtelingen die in enkele weken tijd de Pyreneeën waren overgestoken stierven er veel in de Franse interneringskampen. Vluchtelingen die de Franse overheid voor ‘gevaarlijk’ hield, werden overgebracht naar het Algerijnse kamp van Djelfa. In het algemeen verliep de repressie door het Franco-regime volgens het model dat de Generalísimo en zijn trawanten eerder in Noord-Afrika hadden uitgewerkt. Voor hen was er weinig verschil tussen het Spaanse proletariaat en de Marokkanen: allebei een inferieur ras, dat je met meedogenloos geweld moest onderwerpen. De Engelse historicus Paul Preston spreekt van een Spaanse holocaust.

Voeg daarbij de algemene toestand van extreme ellende na de oorlog: het gemiddelde inkomen per hoofd daalde op een bepaald ogenblik tot onder de laagste niveaus uit de negentiende eeuw. Niet moeilijk om te begrijpen dat niet alleen politieke opposanten probeerden weg te komen, maar ook tallozen die de vlucht namen voor de werkloosheid en de honger. De Spaanse overheid probeerde de emigratie zoveel mogelijk tegen te gaan, onder meer met allerlei bureaucratische maatregelen. Voor velen die de Atlantische oceaan wilden oversteken naar het beloofde land van Amerika, werd de tocht ofwel onbetaalbaar, ofwel legaal onmogelijk. Getuigen die het allemaal zelf hebben meegemaakt zijn er steeds minder, maar er is onderzoek en literatuur over te vinden, bijvoorbeeld over de clandestiene migratie vanuit de Canarische eilanden naar Venezuela in de jaren 1940 en 1950.

Tot de eerste decennia van de twintigste eeuw was de emigratie – legaal en illegaal – van canarios naar Amerika bijna een traditie. Die werd onderbroken tijdens de Republiek, maar kwam weer volop op gang na de (burger)oorlog, en dan vooral naar een land in volle ontwikkeling: Venezuela. Nacht na nacht scheepten clandestiene migranten in op scheepjes, ofwel gecharterd door mensen die politiek vervolgd werden, of anders voor veel geld ter beschikking gesteld door wie een kans op winst zag. De ‘politieke’ overtochten waren over het algemeen beter georganiseerd en minder duur; men betaalde wat men kon (soms alleen proviand of een geit), en men waakte ervoor de boot niet te overladen en zo mogelijk een minimum aan veiligheid te garanderen. De speculanten daarentegen eisten grote bedragen – waarvoor de emigranten zich vaak in de schulden moesten steken bij vrienden en familie –, en overlaadden de boten, die vaak alleen maar een geïmproviseerde bemanning hadden van migranten zelf.

De scheepjes waren overwegend vissersboten of kleine coasters, die konden gemist worden door de lokale eigenaars omdat zij toch in slechte staat waren, weinig navigatie-instrumenten hadden, en een motor die het niet noodzakelijk de hele overtocht zou uithouden (was het niet vanwege onherstelbare technische mankementen,  dan wel door gebrek aan brandstof). Het enige wat de opvarenden dan nog voortdreef, waren de passaatwinden, die vanaf de Canarische eilanden altijd naar het westen waaien. Wie zonder brandstof uit de koers van de passaatwinden geraakte, liep het risico om gewoon te blijven dobberen, terwijl intussen wel de voorraden en het water op geraakten. Als alles goed ging, en het scheepje niet aanspoelde op de kusten van Senegal, Guyana of Brazilië, kon men Venezuela bereiken in vijfentwintig tot dertig dagen, maar veel vaker werden het er veertig, zestig, of nog meer. Van grote lijnschepen was meestal geen hulp te verwachten; soms werd er wat voedsel en water over boord gezet, of gaf men aan welke koers aan te houden om Venezuela te bereiken.

Wie uiteindelijk zijn bestemming haalde kwam terecht in een staat die zich voortdurend heen en weer bewoog tussen militaire dictatuur en korte perioden van democratie. Het was dan ook altijd afwachten hoe de ontvangst zou zijn. Het eerste scheepje dat na de oorlog Venezuela haalde, de Mariuchi, had een groep anti-franquisten aan boord. Zij werden met enige welwillendheid ontvangen door de sociaaldemocratische regering van Rómulo Gallegos, die geen diplomatieke banden onderhield met Spanje en de vluchtelingen registreerde en verblijfsdocumenten bezorgde. Maar na de staatsgreep van 1948 kwam een militaire junta aan het bewind; die knoopte weer banden aan met het Franco-regime en beschouwde de immigranten als “ongewensten, delinquenten, communisten en piraten”.

Men verhinderde de bootjes om de havens binnen te varen, of ze werden weer naar volle zee gesleept. De migranten reageerden door hun scheepjes te laten zinken of tegen de rotsen te laten lopen of anderszins te doen stranden, zodat de autoriteiten gedwongen werden hen aan land te nemen. Daar werden zij dan echter gearresteerd en getransporteerd naar de kampen voor dwangarbeid op eilandjes als Gualsina of Orchila. Later werden zij gewoon opgesloten in gevangenissen of in kampen op het vasteland; in ieder geval iets minder erg dan de tropische hel op de eilandjes. (Ik bezocht ooit les îles du Salut voor de kust van Frans-Guyana, waar zich vanaf 1852 een Franse strafkolonie bevond – ik kan mij wat voorstellen bij die tropische strafkampen.) Uiteraard leefden de gevangen migranten in de angst om teruggestuurd te worden, maar vaak werden zij na enkele maanden gewoon los gelaten en verdwenen zij in de natuur en probeerden zij weer de kost te verdienen en een leven op te bouwen. Eind 1952 maakte het Franco-regime de emigratie vanuit Spanje een stuk makkelijker: grote groepen Spanjaarden kwamen nu legaal aan in Venezuela.

En nu, sinds een jaar of vijf, vluchten Venezolanen weer weg uit dat land: naar Spanje, naar Colombia, naar Curaçao. Vluchten is van alle tijden.

Deze tekst is gebaseerd op Francesca Lazzarato, Barche fantasma attraverso l’Atlantico