complexité et politique

« Voici le paradoxe auquel est confrontée la gestion de la complexité : il faut mettre de l’ordre temporaire dans une réalité sociale, dans laquelle une multitude d’acteurs fonctionnent avec des objectifs, des intérêts, des méthodes, des valeurs et des normes différents. Pour gérer cette réalité complexe, il faut appliquer une réduction de la complexité, et cette réduction est déterminée par un nombre contingent de facteurs : le hasard en général, des limites technologiques, des cadres juridiques et politiques, les développements géopolitiques mondiaux, mais aussi les choix éthiques et politiques. Après tout, la compréhension d’un système social particulier ne conduit pas par soi-même à des choix moraux ou à une vérité qui pourrait constituer la base de l’action sociale; l’action ne peut être fondée que sur une décision, qui en soi est aussi contingente que la décision de définir un système. » Début décembre 2011, j’organisai à l’Universiteit Antwerpen un colloque restreint sur le thème « Penser au-delà des frontières : avenir, complexité et politique ». Voici une version rédigée et en français de ma contribution.

poutin poutin

Pour autant que je sache, il n’y a que le français qui ajoute en écrit un [e] final au nom du président russe Poutine. Ni la langue russe (Путин), ni le néerlandais (Poetin), ni l’allemand,  l’italien ou l’anglais (Putin), ni le yiddish (comme dans !פּוטין איז אַ שװאַנץ) ont besoin de ce [e] pour exprimer la… Lire la suite poutin poutin