la jalousie/nouvelle flanders

« Avant que le monde ne passe entièrement à l’énergie verte, nous voulons dans les plus brefs délais pomper le pétrole et le mettre en vente. Nous voulons au plus tôt des revenus, afin d’améliorer la vie des citoyens guyanais. Nous allons profiter de la situation actuelle en agissant d’une vitesse intensifiée. Le Guyana est conscient que de nos jours il n’y a que le changement climatique et l’utilisation d’énergie verte qui prévalent mondialement. Voilà pourquoi il voudrait liquider au plus tôt les carburants fossiles qu’il vient de trouver. » Mais, pour ceux et celles qui pourraient froncer les sourcils, pas de souci. Les pétroles et gaz sont à faible émission de carbone, dit le ministre compétent. Une transformation durable à travers l’énergie, selon les promoteurs.

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veerkracht & weerbaarheid

OK, dit is om te lachen, maar eigenlijk draait het daar dus om: niet de zaken veranderen, maar de toestand draaglijk maken. Eerst creëer je de idee dat mensen lamgeslagen en wanhopig zijn en vervolgens bied je hen stappenplannen aan voor het ontwikkelen van veerkracht en mentale weerbaarheid. Het is een therapie, typisch voor het neoliberalisme: het individu kan zichzelf eindeloos opkalefateren en verbeteren, neerslachtigheid en vermoeidheid kan je zelf, mits de goede ingesteldheid, ombuigen tot veerkracht en weerbaarheid – en de overheid gooit er wat geld tegenaan voor marketing en vormgeving.

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« sauver le climat »

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Tout le monde veut « sauver le climat ». Mais le climat n’est pas une chose à sauver. Le climat, c’est ce que c’est, c’est-à-dire l’ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l’état moyen de l’atmosphère en un lieu donné et pendant une période relativement longue (trente ans). Ce climat peut être globalement froid ou chaud, humide ou sec, quitte instable ; le climat est la description d’une situation. Ceux qui prétendent vouloir sauver le climat, prononcent des mots vides, sans précision de responsabilités, objectifs, stratégies ou moyens.

Ce que l’on pourrait essayer de sauver, c’est l’ensemble des victimes du climat. On pourrait venir au secours de tous les éléments qui en un lieu donné sont en danger à cause d’un changement climatique. Si nécessaire, on peut appeler ces éléments des « victimes climatiques » ; il s’agira alors aussi bien d’êtres humains, que d’animaux, de mers, de forêts ou d’îles. Si tu précises qui tu veux « sauver », tu précises à la fois où se situent les responsabilités pour la situation, ce qui s’est passé exactement, ce qu’il faut faire pour remédier la situation, et qui doit assumer cette responsabilité. Pour « sauver le climat », pratiquement tout le monde sera d’accord : écoliers et leurs parents, EDF Luminus et Unilever, tous les gouvernements imaginables et les propriétaires qui mettent à disposition leurs terrains pour y faire installer des zoning éoliens. Mais si tu précises qui tu veux sauver, et de quoi, des noms ressurgiront, et des responsabilités, et des agissements d’exploitation et de destruction. Alors aussi bien les entreprises, que les consommateurs, les citoyens et les gouvernements devront se regarder dans la glace – et en porter les conséquences. Alors surgit le terme « transition juste », une approche socialement équitable dans laquelle la préoccupation environnementale (une transition vers une économie neutre pour le climat) va de pair avec de meilleures conditions de vie, en premier lieu pour les catégories sociales les plus fragiles. Ou, comme les média l’expriment d’un ton quelque peu dramatique : concilier fin du mois et fin du monde .
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Le 31 mars 2019 je publiai sur ce site un long essai en néerlandais, « Het klimaat redden ». Ce texte date donc d’avant l’ère corona, mais en le retrouvant, je constatai qu’il est toujours d’actualité. Alors voici la version intégrale en français : « Sauver le climat ».

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race et écologie

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« Aujourd’hui nous constatons que le néolibéralisme traverse une crise et que par conséquent, il est obligé de s’en remettre de plus en plus à un état illibéral afin d’étayer ses objectifs. Cela signifie qu’un nombre croissant de gens sera gouverné sous le Code Noir. De plus en plus de personnes seront gouvernées comme si elles étaient des gens noirs, avec tout ce que cela implique : violence gratuite, privation de droits, exposition à toutes sortes de risques, mort prématurée. »

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apocalypse, how?

My point is: it is vain to talk about general collapse or effondrement or apocalypse if the foundation of your conceptions is dubious, and secondly, if you nevertheless want to start suggesting responses, you’d better propose approaches that fit situations and urgencies that already today need sustainable remedies.
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The fear for a threatening collapse of civilisation is nothing new in Western culture. From the first millennium, past the year 2000, there has been the continuously postponed apocalypse of Jehova’s Witnesses, the atomic bomb, the population bomb, Star Wars, the irresistible invasion of Europe and North America by all the deplorables of the planet and with it the loss of national identity … up to the threat of artificial intelligence and the possibility of transhumanism (of a technological post-humanity, the fusion of wo/man and machine) potentially leading to the end of humanity. (Of course I would not be that cynical as to state that much of the fear mongering about an apocalypse is enhanced by those who are thinking about commercializing solutions for the problems they are invoking.)

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walvissen

« Ecologen merkten hoe onmisbaar walvissen zijn in het complexe oceanische voedselweb toen het kelpwoud ten zuidwesten van Alaska te lijden had onder een overvloed aan herbivore zee-egels. Door de industriële walvisjacht was de populatie potvissen in de regio flink (sic) afgenomen en die was nu net de favoriete maaltijd van de plaatselijke orka’s. Bij gebrek…

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