français

belgicismes: base

(...) D’abord établir une base solide pour y ensuite faire reposer un raisonnement inattaquable et méditer pour que la base des raisonnements soit laborieusement étudiée et éprouvée … ? Quel gâchis, quand désormais on peut remporter un débat par quelques tweets bien ciblés du genre « va te faire violer grosse pute », « un bel encule de première ,et une bastos tu veus ??? » ou ...

essays, français

complexité et politique

« Voici le paradoxe auquel est confrontée la gestion de la complexité : il faut mettre de l’ordre temporaire dans une réalité sociale, dans laquelle une multitude d’acteurs fonctionnent avec des objectifs, des intérêts, des méthodes, des valeurs et des normes différents. Pour gérer cette réalité complexe, il faut appliquer une réduction de la complexité, et cette réduction est déterminée par un nombre contingent de facteurs : le hasard en général, des limites technologiques, des cadres juridiques et politiques, les développements géopolitiques mondiaux, mais aussi les choix éthiques et politiques. Après tout, la compréhension d’un système social particulier ne conduit pas par soi-même à des choix moraux ou à une vérité qui pourrait constituer la base de l’action sociale; l’action ne peut être fondée que sur une décision, qui en soi est aussi contingente que la décision de définir un système. » Début décembre 2011, j’organisai à l’Universiteit Antwerpen un colloque restreint sur le thème « Penser au-delà des frontières : avenir, complexité et politique ». Voici une version rédigée et en français de ma contribution.

nederlands

veerkracht & weerbaarheid

OK, dit is om te lachen, maar eigenlijk draait het daar dus om: niet de zaken veranderen, maar de toestand draaglijk maken. Eerst creëer je de idee dat mensen lamgeslagen en wanhopig zijn en vervolgens bied je hen stappenplannen aan voor het ontwikkelen van veerkracht en mentale weerbaarheid. Het is een therapie, typisch voor het neoliberalisme: het individu kan zichzelf eindeloos opkalefateren en verbeteren, neerslachtigheid en vermoeidheid kan je zelf, mits de goede ingesteldheid, ombuigen tot veerkracht en weerbaarheid – en de overheid gooit er wat geld tegenaan voor marketing en vormgeving.

essays, français

« sauver le climat »

(…) Tout le monde veut « sauver le climat ». Mais le climat n’est pas une chose à sauver. Le climat, c’est ce que c’est, c’est-à-dire l’ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l'état moyen de l'atmosphère en un lieu donné et pendant une période relativement longue (trente ans). Ce climat peut être globalement froid ou chaud, humide ou sec, quitte instable ; le climat est la description d’une situation. Ceux qui prétendent vouloir sauver le climat, prononcent des mots vides, sans précision de responsabilités, objectifs, stratégies ou moyens. Ce que l’on pourrait essayer de sauver, c’est l’ensemble des victimes du climat. On pourrait venir au secours de tous les éléments qui en un lieu donné sont en danger à cause d’un changement climatique. Si nécessaire, on peut appeler ces éléments des « victimes climatiques » ; il s’agira alors aussi bien d’êtres humains, que d’animaux, de mers, de forêts ou d’îles. Si tu précises qui tu veux « sauver », tu précises à la fois où se situent les responsabilités pour la situation, ce qui s’est passé exactement, ce qu’il faut faire pour remédier la situation, et qui doit assumer cette responsabilité. Pour « sauver le climat », pratiquement tout le monde sera d’accord : écoliers et leurs parents, EDF Luminus et Unilever, tous les gouvernements imaginables et les propriétaires qui mettent à disposition leurs terrains pour y faire installer des zoning éoliens. Mais si tu précises qui tu veux sauver, et de quoi, des noms ressurgiront, et des responsabilités, et des agissements d’exploitation et de destruction. Alors aussi bien les entreprises, que les consommateurs, les citoyens et les gouvernements devront se regarder dans la glace – et en porter les conséquences. Alors surgit le terme « transition juste », une approche socialement équitable dans laquelle la préoccupation environnementale (une transition vers une économie neutre pour le climat) va de pair avec de meilleures conditions de vie, en premier lieu pour les catégories sociales les plus fragiles. Ou, comme les média l’expriment d’un ton quelque peu dramatique : concilier fin du mois et fin du monde . (…) Le 31 mars 2019 je publiai sur ce site un long essai en néerlandais, « Het klimaat redden ». Ce texte date donc d’avant l’ère corona, mais en le retrouvant, je constatai qu’il est toujours d’actualité. Alors voici la version intégrale en français : « Sauver le climat ».

nederlands

etnische studies

Hoe moeilijk kan het zijn onderwijs aan te bieden dat inhoudelijk recht doet aan de diversiteit van de leerlingen/studenten/scholieren voor wie het bedoeld is? Behoorlijk moeilijk, zo blijkt soms. (...) Hoe ingewikkeld deze dekolonisering van het onderwijs zelfs in de bakermat ervan ligt, blijkt uit recente verwikkelingen in California. Daar proberen namelijk allerlei verschillende belangengroepen, die alle menen een onderdrukte (etnische) minderheid te vertegenwoordigen, gezichtspunten van anderen uit het curriculum te verwijderen.

english

a thing called truth

Who decides whether news is ‘fake’ or true? How to decide which facts are real or ‘alternative’? The well-educated, well-situated class – to which I think I belong – knows almost for sure when other people are misled. Through what mechanism? And does it matter? Sometimes it seems easy. There’s empirical evidence. If there are… Lire la suite a thing called truth