nederlands

dubbeldoelkoe

Schrijft een filmrecensent: “Filmmakers vragen ons om te kijken door de ogen van varkens, schapen en koeien. Ook in de rechtspraak wint het idee terrein dat dieren geen figuranten zijn in het leven van de mens.” Aardig van die filmmakers, maar intussen zijn er veehouders die hun dieren zonder schroom als  ‘dubbeldoelkoeien’ beschouwen – en… Lire la suite dubbeldoelkoe

nederlands

cluster 17

Het blijft mij bezighouden, dat onderscheid tussen ‘links’ en ‘rechts’ in politieke zin. Eerder had ik het er al over dat in de doorsnee media zo makkelijk links en progressief worden gelijkgesteld, net zoals rechts en conservatief blijkbaar onderling verwisselbaar zijn. Gemakzucht, verwardheid en/of luiheid in het denken, vermoedde ik in 2017 (progressief – conservatief).… Lire la suite cluster 17

essays, français

complexité et politique

« Voici le paradoxe auquel est confrontée la gestion de la complexité : il faut mettre de l’ordre temporaire dans une réalité sociale, dans laquelle une multitude d’acteurs fonctionnent avec des objectifs, des intérêts, des méthodes, des valeurs et des normes différents. Pour gérer cette réalité complexe, il faut appliquer une réduction de la complexité, et cette réduction est déterminée par un nombre contingent de facteurs : le hasard en général, des limites technologiques, des cadres juridiques et politiques, les développements géopolitiques mondiaux, mais aussi les choix éthiques et politiques. Après tout, la compréhension d’un système social particulier ne conduit pas par soi-même à des choix moraux ou à une vérité qui pourrait constituer la base de l’action sociale; l’action ne peut être fondée que sur une décision, qui en soi est aussi contingente que la décision de définir un système. » Début décembre 2011, j’organisai à l’Universiteit Antwerpen un colloque restreint sur le thème « Penser au-delà des frontières : avenir, complexité et politique ». Voici une version rédigée et en français de ma contribution.

english, essays

virus nature culture

The covid-19 pandemic shows nicely that nature is indeed an actor that intervenes in human life. Bruno Latour has been pointing this out for thirty years. A conceptual model in which people and human activity deal with non-human life on an equal level cannot therefore be based on the separation of culture and nature; such a model should by definition be hybrid. (Does the distinction between culture and nature have to coincide with that between human and non-human? Does the distinction between human and non-human make sense? So many more questions. ) And hybrid, why? Because ... An essay of some 2100 words, pdf file at the end

essays, nederlands

virus natuur cultuur

... Omgekeerd toont de covid-19 pandemie mooi aan dat natuur wel degelijk een actor is die ingrijpt in het menselijk leven. Bruno Latour wijst daar al dertig jaar op. Een conceptueel model waarin mensen en menselijke activiteit op een gelijkwaardig niveau omgaan met niet-menselijk leven kan bijgevolg niet uitgaan van de scheiding tussen cultuur en natuur; zo’n model moet per definitie hybride zijn. (Hoeft eigenlijk het onderscheid cultuur – natuur samen te vallen met dat tussen menselijk en niet-menselijk? Is het onderscheid tussen menselijk en niet-menselijk wel zinvol? Zoveel vragen nog.) En hybride, hoezo? ... Een essay van zo'n 2000 woorden. Versie in pdf onderaan

essays, français

« sauver le climat »

(…) Tout le monde veut « sauver le climat ». Mais le climat n’est pas une chose à sauver. Le climat, c’est ce que c’est, c’est-à-dire l’ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l'état moyen de l'atmosphère en un lieu donné et pendant une période relativement longue (trente ans). Ce climat peut être globalement froid ou chaud, humide ou sec, quitte instable ; le climat est la description d’une situation. Ceux qui prétendent vouloir sauver le climat, prononcent des mots vides, sans précision de responsabilités, objectifs, stratégies ou moyens. Ce que l’on pourrait essayer de sauver, c’est l’ensemble des victimes du climat. On pourrait venir au secours de tous les éléments qui en un lieu donné sont en danger à cause d’un changement climatique. Si nécessaire, on peut appeler ces éléments des « victimes climatiques » ; il s’agira alors aussi bien d’êtres humains, que d’animaux, de mers, de forêts ou d’îles. Si tu précises qui tu veux « sauver », tu précises à la fois où se situent les responsabilités pour la situation, ce qui s’est passé exactement, ce qu’il faut faire pour remédier la situation, et qui doit assumer cette responsabilité. Pour « sauver le climat », pratiquement tout le monde sera d’accord : écoliers et leurs parents, EDF Luminus et Unilever, tous les gouvernements imaginables et les propriétaires qui mettent à disposition leurs terrains pour y faire installer des zoning éoliens. Mais si tu précises qui tu veux sauver, et de quoi, des noms ressurgiront, et des responsabilités, et des agissements d’exploitation et de destruction. Alors aussi bien les entreprises, que les consommateurs, les citoyens et les gouvernements devront se regarder dans la glace – et en porter les conséquences. Alors surgit le terme « transition juste », une approche socialement équitable dans laquelle la préoccupation environnementale (une transition vers une économie neutre pour le climat) va de pair avec de meilleures conditions de vie, en premier lieu pour les catégories sociales les plus fragiles. Ou, comme les média l’expriment d’un ton quelque peu dramatique : concilier fin du mois et fin du monde . (…) Le 31 mars 2019 je publiai sur ce site un long essai en néerlandais, « Het klimaat redden ». Ce texte date donc d’avant l’ère corona, mais en le retrouvant, je constatai qu’il est toujours d’actualité. Alors voici la version intégrale en français : « Sauver le climat ».