Green capitalism.e vert

Planet of the humans/Planète des humains ou Comment le capitalisme a absorbé l’écologie.

Le documentaire de Jeff Gibbs et Michael Moore date de 2019 et il vaut toujours la peine de le regarder – en plus, il en existe une version sous-titrée en français.

Jeff Gibbs’ and Michael Moore’s documentary dates from 2019 and is still worth watching. Its critics claim the film is partially outdated and misleading. Well yes, factual situations change over time – but what surely hasn’t changed is the continuous rampage and plunder and devastation and displacement of (indigenous) people, animals, forests and ‘nature’.

On 29 July, 2020 Global Witness’ annual report revealed the highest number of land and environmental defenders murdered on record in a single year, with 212 people killed in 2019 for peacefully defending their homes and standing up to the destruction of nature. The NGO also highlights the ongoing pattern of indigenous communities disproportionately attacked for standing up for their rights and territories – despite research showing that indigenous and local communities manage forests that contain the equivalent carbon of at least 33 times our current annual emissions. In 2019 the Amazon region alone saw 33 deaths. 90% of the deaths in Brazil occurred in the Amazon.

Les détracteurs du film prétendent que le film est partiellement dépassé et trompeur. Ben oui, avec le temps des faits et des situations évoluent – mais ce qui n’a pas changé du tout sont le ravage, le pillage, la destruction et le déplacement continus de peuples (indigènes), d’animaux, de forêts et de la ‘nature’.

Le 29 juillet 2019 le rapport annuel de Global Witness a dévoilé un sombre record de défenseurs des droits à la terre et de l’environnement assassinés en une seule année : 212 personnes ont été tuées en 2019 pour avoir défendu pacifiquement leurs maisons et s’être opposées à la destruction de la nature. L’ONG souligne également le fait qu’en ce moment les communautés indigènes subissent des attaques disproportionnées pour avoir défendu leurs droits et leurs territoires. Pourtant les recherches montrent que les communautés indigènes et locales gèrent des forêts qui contiennent l’équivalent en carbone d’au moins 33 fois nos émissions annuelles actuelles.

Bien sûr, Planète des humains est très étatsunien de contenu et de style, mais les pratiques que le documentaire dénonce n’ont certainement pas cessé, ni en Europe, ni de la part de par exemple la Chine (en Afrique, en Amérique du Sud).

And yes, Planet of the humans is very US-American in content and style, but the practices it describes have not ceased, nor in Europe, nor as performed by for instance China (in Africa, in South America). Forests are still ravaged for the production of biomass or the implantation of industrial wind turbine areas; devastations caused by fracking and the production of shale gas have never stopped. And what also goes on are the greenwashing and the continuous propaganda in all media and politics for a ‘green capitalism’.

Planet of the humans shows in detail how innumerable ‘green’ initiatives are really not much more than yet another vehicle to produce profit for banks, oil companies, the fossil energy industry and every kind of business attracted by subsidies and the promise of new markets. About environmental activists Gibbs and Moore ask themselves: “… I wonder, what are they hiding? And why are they hiding it? Is it their ignorance? Or is it something else? What if they themselves had become a  (inarticulate)? What if they’d made some kind of deal they shouldn’t have made?”

La dévastation de forêts pour la production de biomasse ou pour l’implantation de zonings éoliens n’a jamais cessé ; il y toujours des initiatives de fracking et d’exploitation de gaz de schiste. Et ce qui continue également sont l’écoblanchiment et la propagande permanente dans les média et la politique pour un ‘capitalisme vert’.

En effet, le documentaire montre en plein détail comment d’innombrables initiatives « vertes » ne sont en réalité qu’un vecteur de plus au profit de banques, compagnies énergétiques, producteurs d’énergies fossiles et tout autre entreprise attirée par les subventions et la promesse de nouveaux marchés. A propos des écologistes actifs, Gibbs et Moore se demandent donc: « … que cachent-ils ? Et pourquoi ? Est-ce un problème d’ignorance ? Ou autre chose ? Et s’ils avaient, eux-mêmes, été menés en bateau ? Et s’ils avaient passé une sorte d’accord, qu’ils n’auraient pas dû passer ? »

Alors, voici Planète des humains ou Comment le capitalisme a absorbé l’écologie, sous-titré en français. Le film dure 1h 40’, mais on peut aisément y entrer et sortir à n’importe quel moment.

The film takes 1:40, but it’s very easy to get in and out at any moment you wish. Here’s the original version.

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